Guide du travail en réseau : Objectif

 11 / 11 / 2014  422  0 Accompagnement post-création

Dedié aux dirigeants de TPE, cette partie offre un guide sur la création et la gestion de réseaux collaboratifs.

La plupart des TPE comptent moins de deux salariés et disposent de ressources matérielles et financières faibles. D'où un besoin, chaque jour renouvelé, de collaboration et de partage d'informations. C'est de ce constat qu'est née l'idée de mener une réflexion sur les réseaux collaboratifs à destination des TPE. 

Cette prise de conscience est venue de la nécessité de créer un réseau de TPE, afin qu'elles puissent partager leurs expériences et leurs projets. Les dirigeants de TPE expriment souvent une forte volonté de travailler en réseau avec d'autres TPE régionales ou nationales et parfois étrangères. Cependant, nombre d’entre eux indiquent également qu'ils ne le font pas car ils ne savent pas comment s'y prendre.

Un constat s’impose : un des points faibles de l’efficacité des TPE dans leurs démarches est l’absence de culture de travail en réseau. La recherche de valorisation individuelle reste, encore un des principaux moteurs de l’action. Compte tenu des efforts déployés par ES2 pour assurer la montée en puissance des TPE, il paraissait opportun de démontrer que la mise en synergie des acteurs a pour conséquences le renforcement de chaque participant, tant en image, qu’en pertinence, et que travailler en réseau ne signifie pas perdre son identité et son indépendance.

D'où l'idée de rédiger un guide à la fois pédagogique et pratique pour choisir, créer ou animer un réseau collaboratif. 

Les modalités de création, d’organisation ou de participation à un réseau, abordés dans ce guide, sont à l’usage des TPE. 

L’angle abordé dans ce guide est celui des avantages tirés des interconnexions, des relations possibles entre entreprises, d’un même secteur ou de secteurs différents, mais aussi celui d’un mode de fonctionnement au sein même de la TPE.  

Travailler en réseau, qu'est-ce que cela veut dire concrètement ?

Tous les jours des TPE créent des liens, collaborent pour mieux mutualiser des coûts, satisfaire la demande d'un de leurs clients ou s’entre aider à conquérir de nouveaux marchés. D'une manière plus ou moins formelle, ces TPE constituent des réseaux de TPE. Elles ne veulent plus se sentir seules, elles veulent acheter moins cher ? Avoir les moyens de recruter les meilleurs collaborateurs ? Il y a un remède : les réseaux : informels ou structurés, ils changent la vie des TPE qui savent s’en servir.

La notion de réseau

Avant de créer, de dynamiser ou de rejoindre un réseau, il est nécessaire de bien comprendre ce que recouvre la notion de réseau. En fait créer un réseau va signifier "partager un projet inscrit dans un champ d'action". Deux logiques cohérentes de définition du champ d'action d'un réseau sont : la proximité territoriale et l'interdépendance économique.

Dans le réseau s'enchevêtrent les influences des acteurs. Chacun joue de la spécificité de son apport, de l'activité qu'il déploie, de sa capacité à connecter le réseau avec d'autres réseaux. Finalement, la force du réseau réside dans les liens entre acteurs permettant de faire primer la cohérence du projet collectif. 

Deux définitions se font jour

Réseau Informel : Le réseau peut être considéré avant tout comme un outil de capture d'informations. Mais un réseau n'est pas qu'un lieu d'échange d'informations, la mise en évidence de relations entre TPE ne suffit pas pour énoncer l'existence d'un véritable réseau, il est également au service d'une stratégie qui doit permettre, en combinant les trois principes suivants: 

  • La liberté d'action → d'englober un territoire (réseau, network, toile d'araignée, Web)
  • L'économie des forces → de relier des acteurs hétérogènes et complémentaires
  • La concentration des efforts → de déterminer dans le temps et l'espace des points de rencontre (les noeuds du réseau)

Note : Au sein d'un réseau, deux dynamiques d'apprentissage se côtoient :

  • Une dynamique d'apprentissage de compétences, souvent envisagées  sous l'angle technologique : définition de normes communes, échange d'informations techniques, réalisation d'études, apprentissage de l'utilisation d'un Intranet entre membres d'un réseau, etc. 
  • Une dynamique d'apprentissage relationnel permettant aux acteurs du réseau d'imaginer de nouvelles solutions à de nouveaux problèmes, tout en laissant à chacun une marge d'initiative et d'interprétation personnelle. Réseaux d'associations professionnelles enracinées dans un même territoire et sur un même secteur, par exemple.

Le réseau doit prendre corps. Pour cela un projet concret, collectif et volontaire doit être identifié permettant de donner une dynamique spécifique aux relations préexistantes. Il doit avoir un sens stratégique et s'appuyer sur un champ d'action.

Le réseau nécessite d'impliquer les hommes plutôt qu'appliquer des mesures et de passer du " donnant-donnant " au " prenant-prenant ". C'est à dire annoncer ouvertement aux autres membres ses attentes : voilà ce que je viens chercher ici, je le prends; voilà ce que je peux apporter, vous pouvez le prendre !  

L'efficacité du réseau dépendra avant tout de sa capacité à transmettre, aux TPE qui en font partie, en temps utile un renseignement qu'elles n'avaient pas, à enrichir des informations qu'elles détenaient auparavant ou à accroître leurs connaissances et donc leur capacité d'analyse. Bref, l'efficacité du réseau sera liée à sa capacité à générer des flux dans le temps et dans l'espace. C'est pourquoi la communication est primordiale et doit être comprise dans ses deux sens : la communication - transmission et la communication - partage.

Réseau Formel ou structuré : Créer et formaliser un réseau : le projet peut être comparé de créer une Association Professionnelle (AP). Définir ses objectifs, son périmètre d’activité, lui donner un nom, une identité, recruter ses membres, les motiver et les mobiliser sur des plans d’actions, fixer les modalités d’adhésion, établir des règles de fonctionnement en interne et avec les clients, sont autant de tâches à accomplir par le créateur et son équipe. 

Pourquoi un réseau formalisé ?

Quand l’objectif du réseau conduit soit à des transferts de compétences, au partage de clients, à la mise en commun de ressources ou encore à des investissements mutualisés, il est alors nécessaire de le formaliser. Le réseau, dans cette perspective, permet de lui donner une forme juridique. La diversité des réseaux se reflète aussi dans leurs statuts juridiques. Les principaux types de réseaux, illustrés par des exemples permettront de mieux percevoir les bénéfices de chaque option. (Association, GIE, Groupements d'employeurs, etc.). Identifier la forme que prend un réseau associatif/collaboratif permet de mieux comprendre son organisation, ses objectifs, ses modes de fonctionnement et surtout de mieux cerner le rôle dévolu aux animateurs.

Finalement, nous parlons souvent de « démarche réseau ».

Qu’elle est l’utilisation que vous pouvez faire des différents types de réseaux pour atteindre vos objectifs de business et de développement personnel.

Quels réseaux sont inclus dans la démarche réseau ?

Les réseaux d'entreprises : penser et organiser différemment la production à l'échelle d'un territoire

Un réseau consiste en l'établissement de relations et coopérations interentreprises. Différents niveaux de coopérations peuvent être distingués en fonction des objectifs et de la volonté des acteurs professionnels. Ces volontés pratiques de coopération dépendent de tout un ensemble de facteurs socioculturels, économiques et historiques qui concernent à la fois un contexte local et des spécificités sectorielles.

Les relations interentreprises ne passent pas nécessairement par des relations d'achat-vente, c'est-à-dire des coopérations marchandes. Elles peuvent également avoir un aspect non marchand, ce qui signifie qu'elles sont basées sur de la diffusion d'information et plus largement, sur tout élément contribuant à réduire l'isolement de la petite entreprise. Elles peuvent autant concerner des entreprises exerçant des activités similaires que complémentaires.

Dans le cas d'activités similaires, les entreprises sont susceptibles de développer des coopérations dans des domaines aussi différents que celles tenant au partage de moyens (Matériel, humain…) mais aussi des démarches concomitantes (Exportation) ou plus encore intégrées (Offre globale).

Pour les activités complémentaires, les coopérations s'inscrivent dans une logique de division du travail entre les entreprises menant à la réalisation d'un produit unique. Ces activités complémentaires peuvent être articulées :

  • Soit “verticalement” (A travers des relations entre fournisseurs et clients) 
  • Soit “horizontalement” (Des relations de co-production).

Les réseaux sont également l'occasion de coopérations technologiques, visant un développement stratégique des PME-PMI mais aussi des TPE via l'innovation, et peuvent contribuer au niveau local à la mise en synergie de savoir-faire et de compétences territoriales.

Récapitulation:

  • L’union fait la force. Voici en résumé le principe d’un réseau et la raison d’être du guide du travail en réseau
  • Ce guide a pour objectif d’aider les TPE à mieux comprendre l’univers des réseaux et groupements d’entreprises
  •  Vous trouverez forcément des types de réseaux auxquels vous ne pensez pas encore et qui peuvent se révéler très utiles au développement de votre TPE

Etape suivante: Guide du travail en réseau : Pourquoi constituer un réseau ?

 

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